DIX ARGENTINS QUI ONT ÉMU DE PAR LE MONDE RAE L'ARGENTINE VERS LE MONDE

Le Pape François

L’Église catholique est peut-être la structure hiérarchique la plus parfaite des mil dernières années. De la base au sommet, il existe un réseau complexe d’actions et d’acteurs. Et, au Vatican, il y a le Pape, le chef des catholiques.

L’élection de Jorge Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, comme nouveau chef de l’Église a marqué un tournant dans l’histoire de l’Occident et probablement du monde.

 

Ses pairs ont distingué la figure d’un homme austère, mondain, frontal, studieux, impliqué dans les débats moraux actuels, à une époque où la puissante structure ecclésiale était confrontée à des scandales de pédophilie, accusée de négociation et de blanchiment d’argent par le biais de l’Institut des œuvres de religion, et avec un fossé entre l’élite des cardinaux, les pasteurs et les paroissiens. François, Jorge Mario Bergoglio, un jésuite sud-américain, est arrivé pour transformer l’Eglise du 21ème siècle.

Affirmer à tort que François est un “pape politique” c’est ignorer ou prétendre oublier la participation très active à la résistance antinazie puis anticommuniste de Jean-Paul II, ou les implications philo-nazies dans la jeunesse de Benoît XVI, son prédécesseur. Ou peut-être oublier les fortes implications politiques que Paul VI a dû assumer à une époque de tant de guerres et de violence.

Bergoglio est un péroniste. Né en 1936, fils d’un père qui a dû émigrer d’Italie à cause du fascisme de Mussolini, il avait 19 ans lorsque l’église argentine a cautionné le bombardement de civils sur la Place de Mai en 1955. Il n’avait pas 20 ans, en 56, lors des exécutions du 9 juin, quand l’un de ses cousins, militant de la résistance péroniste, a été fusillé.

This photo taken and handout on April 21, 2019 by the Vatican press office, Vatican Media, shows Pope Francis delivering the “Urbi et Orbi” blessing to the city and to the world from the balcony of St Peter’s basilica after the Easter Sunday Mass in the Vatican. – Christians around the world are marking the Holy Week, commemorating the crucifixion of Jesus Christ, leading up to his resurrection on Easter. (Photo by Handout / VATICAN MEDIA / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT “AFP PHOTO / VATICAN MEDIA” – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS —

C’est une marque d’origine pour qui aujourd’hui est le Pape. Un passionnée de tango, fanatique du club de football San Lorenzo de Almagro, technicien chimiste de profession et de coutumes simples.

Même en tant que séminariste et avant son ordination sacerdotale en 1969 dans la Compagnie de Jésus, il était directeur spirituel de jeunes militants. Dans ces années-là, il a étudié la théologie avec un célèbre jésuite lié à la théologie de la libération. Ces même Jésuites qui avaient été expulsés d’Amérique pendant les vice-royautés espagnoles.

Le Pape est connu pour avoir vécu dans un petit appartement, pour avoir renoncé à avoir un chauffeur alors qu’il était cardinal, pour utiliser les transports en commun, pour cuisiner sa propre nourriture, pour boire du maté avec son vendeur de journaux.