« La OEA aurait du disparaître durant la guerre de Malouines »
Ainsi l'a assuré le président de l'Équateur, Rafael Correa, en soulignant les erreurs structurels de l'Organisation des États Américains.
Rafael Correa a remis en question l'existence de la OEA, considérant que cet organisme aurait du être démantelé en 1982, durant la guerre pour les Îles Malouines. De même, il a insisté sur la nécessité de « discuter les problèmes de la région dans la région, et non pas à Washington ».
Correa, qui sera ce week-end à Caracas au Sommet du lancement de la Communauté d'États Américains et des Caraïbes (CELAC), a signalé que le système interaméricain « a plusieurs failles, non pas de l'administration actuelle, mais des failles au sein de la même structure » de l'Organisation d'États Américains.
« Nous devons faire un changement profond du système actuel et construire un modèle latino-américain, qui discute les problèmes de la région et dans la région et non pas à Washington, en fonction de nos propres réalités » a indiqué le Chef d'État équatorien.
Par ailleurs, il a mis l'accent sur le paradoxe de la Commission Interaméricaine de Droits de Droits de l'Homme de la OEA. « Elle est née pour défendre les citoyens des dictatures, et maintenant ce sont les groupes qui appuyaient ces dictatures, ceux qui dénoncent les gouvernements progressistes qui sont en train de modifier la situation auparavant précaire de l'Amérique Latine ».
Correa a rappelé qu'en 1982, durant la guerre de Malouines entre l'Argentine et le Royaume Uni, « l'OEA aurait du disparaître car on a violé le Traité Interamércain de Protection Réciproque (TIAR), lorsque les États-Unis n'ont pas appuyé un pays membre, sinon un pays extrarégional ».
Le Président de l'Équateur a regretté que « la OEA ait servi historiquement à défendre les intérêts des États-Unis » et, non sans ironie, il a ajouté que « le Cuba a été éjecté pour la Révolution, mais avec le Chili ils n'ont rien fait malgré la dictature de Augusto Pinotchet ».
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