« Les États-Unis étaient au courant du vol de bébés », délare un ancien fonctionnaire de ce pays

L'ancien Sous-secrétaire d'État américain, Elliot Abrams, a assuré que son gouvernement était au courant, lors de déclarar par vidéconférence dans le cadre du procès pour le plan systématique de vol de bébés réalisé pedant la dernière dictature militaire. L'ex diplomate a réponde sur un document déjà déclassé qu'il rédigea pour le Département d'État en décembre de 1982, dans lequel il laissa témoignage d'avoir fait une proposition diplomatique au dictateur Reynaldo Bignone pour aborder la situation des fils de disparus appropriés, mais celui-ci s'en refusa.

Abrams a consenti à déclarer suite à une demande des Grands-Mères de la Place de Mai, partie plaignante dans le procès.

Le 3 décembre de 1982, Abrams – un diplomate conservateur de haur rang qui fut sous-secrétaire d'État durant la présidence de Ronald Reagan – eut un entretien avec l'ambassadeur argentin à Washington, Lucio García del Solar, en tant que conseiller du Secétaire d'État pour la Commission de Droits de l'Homme et Affaires Humanitaires.

Selon le document qu'il rédigea pour le Département d'État, déclassé en 2002, ils discutèrent sur la situation politique argentine après la guerre de Malouines et le poids qu'aurait le dossier des droits de l'homme par la suite.

En considérant évident que les disparus étaient morts, Abrams rédigea qu'il avait suggéré de chercher une solution à l'affaire des bébés volés pour « l'énorme contenu politique et humanitaire » du thème.

En somme, selon le rapport de Abrams, il proposa de « laisser le thème dasns le mains de l'Église » ou créer une commission intégrée par l'Église, académiciens et d'autres secteurs.

Le diplomate argentin se serait engagé à présenter le thème et consulter le gouvernement du dictateur Bignone, lequel aurait rejeté le plan en alléguant que ces enfants avaient déjà une nouvelle famille.

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